Portail clients customer-icon
04 août 2016

Les Millennials vieillissent, eux aussi

Alors que nous parlions autrefois encore de la « génération fast-food » (né entre 1990 et 2005) ou de la « génération sans limites » (né après 1986), aujourd'hui de plus en plus souvent une distinction est faite entre les différentes générations en les baptisant X, Y ou Z. Nous utilisons aussi très souvent le terme « Millennial ». Mais que signifie-t-il et quelle influence cette génération a-t-elle sur l’environnement de travail ?

Webinaire - Rester compétitif à l’ère de l’environnement de travail digital avec les technologies FM/RE

Dans ce webinaire, vous découvrirez l’impact de ces nouvelles technologies dans la vie d'un Facility Manager et d'un gestionnaire de patrimoine immobilier. 

Regarder ce webinaire

Qui sont ces Millennials ?

Le terme « Millennial » a plutôt une connotation négative. Ainsi, cette génération (née entre 1981 et 2000) serait paresseuse, narcissique, gâtée, impatiente et peu fidèle. Alors que les Millennials ont grandi dans le monde numérique, les générations précédentes éprouvent encore des difficultés avec les influences, notamment des réseaux sociaux et des nouvelles technologies. Il s'ensuit une divergence importante selon les générations, en termes de vision et d'exigences concernant  l’environnement de travail dans lequel ils souhaitent évoluer. Du moins, c'est ce que l'on pourrait penser. Mais est-ce vraiment le cas ?

Un de nos collaborateurs, Vincent Henricks, a déjà remis en question dans un précédent blog l’existence d’un fossé générationnel au travail. Et je suis d'accord avec lui. Oui, ces jeunes ont des souhaits que la génération X (1961-1980) n'a peut-être pas. Ils sont, par exemple, flexibles, ce qui explique pourquoi le travail à domicile et la création de postes de travail flexibles sont des préoccupations actuelles, pour les Facility Managers. De plus, une étude de PwC réalisée auprès des Millennials diplômés de l'enseignement supérieur montre que la fidélité a en effet considérablement régressé depuis 2008. Il y a 8 ans, 75% des personnes interrogées indiquaient encore qu'elles pensaient travailler au cours de leur vie active pour un nombre total d'employeurs situé entre deux et cinq. Aujourd'hui, elles ne sont plus que 54% à le penser. Un quart des répondants pense même travailler pour plus de cinq employeurs.

Peut-être que nous nous focalisons plus que jamais sur cette nouvelle génération. Des livres, comme « Ties and Tattoos », ou encore l'atelier « Dude, what’s my job? » sont axés sur le rôle des Millennials dans le monde du travail. Ces titres peu suggestifs en disent long sur l'image que nous avons de la nouvelle génération des Millennials. Mais sur quelle base cette image est-elle née ?  Une étude portant sur les différences entre trois générations montre que celles-ci sont en fait minimes. Il ressort de l'étude que la toute nouvelle génération a les mêmes objectifs de carrière que ses prédécesseurs.

Les différences sont-elles si importantes ?

Compte tenu de l’attention accordée aux évolutions technologiques, la génération des Millennials est soumise à un examen plus approfondi que la génération précédente, lors de leur entrée sur le marché du travail. Mais cela signifie-t-il que les Millennials sont des collaborateurs totalement différents ? Les personnes appartenant à la génération X ne voulaient-elles pas, elles aussi, développer au mieux leur carrière ? Le fait que la vision et les exigences d'une nouvelle génération diffèrent quelque peu de celles de leurs prédécesseurs n'a rien de nouveau selon moi. Les

Millennials sont aussi amenés à vieillir, et choisiront peut-être à un moment donné de leur vie de fonder une famille.

Ils seront alors confrontés, tout comme leurs prédécesseurs aujourd'hui, aux problématiques suivante, la garde des enfants et comment emmener les enfants à l'école. Je sais par expérience que ces choses ne favorisent pas la flexibilité. Je pense que c'est à ce moment que l'écart, déjà minime, entre les différentes générations s'amenuise encore davantage. Le jeune collaborateur revendique aujourd'hui la liberté, par exemple, de décider où et quand il travaille. Mais lorsque les jeunes collaborateurs vieillissent, il arrive forcément un moment où l'aspiration à une plus grande régularité devient plus forte. Comme cela a été mon cas.

Geert-Jan Blom
Business Consultant Planon Netherlands