L’asset management est responsable de l’atteinte des rendements. La finance est responsable de la maîtrise et du contrôle. Cela peut logiquement conduire à une attitude critique de la part de la finance vis-à-vis de la faisabilité, afin de préserver la maîtrise des rendements. Ces approches différentes peuvent générer des frictions dans la collaboration entre la finance et l’asset management.
Dans cet article, je souligne l’importance d’une bonne coopération entre l’asset manager et le contrôleur de gestion, en prenant comme point de départ le processus budgétaire.
Le processus budgétaire et les rôles distincts de la finance et de l’asset management
Le processus budgétaire soutient les objectifs de l’entreprise : maintenir la maîtrise financière, favoriser la prévisibilité et, bien entendu, atteindre les objectifs de rendement. Les acteurs clés de ce processus sont l’asset manager et le contrôleur de gestion. Les actifs immobiliers en constituent la base.
Ces deux acteurs remplissent des rôles différents mais complémentaires dans le cadre du processus budgétaire.
L’asset manager joue un rôle actif et d’alerte. Il est responsable de l’atteinte des objectifs de rendement. L’optimisation des rendements passe par une vision complète des variables, grâce à la mise à jour des données relatives aux biens, aux contrats de location, aux échéances, aux mutations et aux coûts. La visibilité et le contrôle sont donc essentiels dans cette fonction.
Le contrôleur de gestion quant à lui, occupe un rôle de soutien et de contrôle. Il supervise le processus et veille à l’exhaustivité, à l’exactitude des données et au bon déroulement du workflow. Cela implique un véritable contrôle budgétaire de la part de la finance. En tant que consultant métier, je constate en pratique que le processus budgétaire est souvent chronophage et sujet aux erreurs. L’élaboration du budget, la justification des chiffres ainsi que le suivi sont fréquemment organisés de manière inefficace. Cela entraîne malheureusement régulièrement des malentendus et des tensions entre les parties prenantes.
À la recherche d’un processus optimal
Comment réduire les frictions entre ces deux parties ? En recherchant un processus optimal dans lequel :
- les responsabilités de chacun sont clairement définies ;
- le workflow est transparent ;
- le traitement des données immobilières suit une approche cohérente ;
- le calcul des KPI repose sur une méthode uniforme ;
- la détermination du budget s’effectue selon une méthode harmonisée.
Pour illustrer cela par un exemple : la notion de loyer brut doit être définie de manière uniforme afin de garantir la cohérence des budgets. Ainsi, le loyer brut aura le même contenu et la même signification pour le contrôleur de gestion et pour l’asset manager. Cela simplifie considérablement la collaboration. De la même manière, tous les éléments du processus budgétaire doivent être clairs et uniformes pour l’ensemble des parties impliquées.
Éliminer les interférences et les ambiguïtés
Reste alors la question : comment parvenir à ce processus optimal ?
Une bonne coordination entre l’asset manager et le contrôleur de gestion est essentielle. Lorsqu’elle fonctionne bien, il est clair quels actifs immobiliers doivent faire l’objet d’un budget, sur quelles données celui-ci repose et quels revenus et dépenses sont attendus pour les années à venir.
À mon sens, les logiciels jouent ici un rôle facilitateur, car ils éliminent une grande partie des interférences. Le logiciel devient le « single source of truth » — source d'information unique et fiable sur laquelle travaillent à la fois la finance et l’asset management. Il n’y a plus de confusion (et donc moins de frictions potentielles) concernant les calculs ou la version du budget soumise. Le logiciel sécurise les données budgétaires et le workflow, enregistre les validations et les commentaires, et renforce ainsi la transparence et le contrôle
.
Les conséquences à long terme de l’optimisation
À long terme, l’optimisation conduit à un processus itératif dans lequel la qualité des budgets s’améliore progressivement. Dans une situation optimale, le processus budgétaire n’est plus limité à une seule fois par an. En surveillant en continu l’état de votre portefeuille immobilier, vous pouvez réagir plus rapidement aux évolutions, comme une pandémie ou la faillite d’un locataire.
En tant qu’investisseur, dans un environnement dynamique et changeant, il est essentiel de rester vigilant et agile.
Combler l’écart entre la finance et l’asset management dans le processus budgétaire
Relier la finance et l’asset management permet de créer un pont entre l’exécution financière et la performance des actifs. Un logiciel performant aide à combler cet écart. Il instaure une uniformité des définitions et rend la collaboration plus efficace.
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