Office buildings managed with integrated sustainability solution

Comprendre le « G » dans « ESG » : la place déterminante du FM

Critères environnementaux, sociaux et de gouvernance : l’« ESG » est un concept puissant qui fait parler de lui dans le monde de l’entreprise. De nombreuses organisations rédigent désormais des rapports ESG pour rendre compte des mesures qu’elles prennent en matière d’initiatives environnementales et sociétalesenvironnementales et sociétales.. D’innombrables séminaires, conférences, webinaires et podcasts traitent des façons dont contribuer à un avenir durable et équitable peut générer de la valeur. Dans toutes ces configurations, ce sont le « E » et le « S » qui attirent le plus l’attention et c’est logique, puisque ce sont des critères qui conduisent à des initiatives d’amélioration. Cependant, le « G » pourrait s’avérer plus déterminant pour véritablement progresser.

La gouvernance n’est pas un concept particulièrement séduisant. Consistant à établir des règles, suivre des processus, respecter des normes et rendre des comptes, elle représente tout ce contre quoi nous luttons lorsque nous cherchons à innover. Toutefois, ces contraintes constituent souvent un cadre propice à l’innovation. Elles garantissent le maintien d’une structure et d’une cohérence dans nos efforts en vue de nouveauté, de sorte que ces derniers puissent être comparables ou reproduits à l’avenir.

Les règles, les processus et les normes en question sont généralement pris en charge par des systèmes d’information, et sans surprise, c’est aux solutions de gestion intégrée de l’environnement de travail (IWMS) que je pense ici. Ce que je sous-entends, c’est qu’un IWMS fournit précisément le type de cadre requis pour que les initiatives d’amélioration durables génèrent les meilleurs résultats.

Pourquoi en serait-il ainsi ? Les solutions IWMS sont, entre bien d’autres choses, des outils de gouvernance des données. Une solution IWMS va structurer les données (base de données), garantir leur intégrité (contraintes de saisie des données), contrôler leur utilisation et leur transformation (workflow) et ainsi produire des résultats précis et cohérents (Business Intelligence). Lorsqu’une organisation investit dans une solution IWMS, ce sont souvent ces mêmes qualités qu’elle recherche pour remettre en ordre un système désorganisé.

Les données généralement recueillies et gérées dans un IWMS sont des informations physiques, opérationnelles et financières sur les bâtiments, les espaces, les actifs, les équipements, les consommables, les unités organisationnelles et les employés.

Ces données constituent les éléments de base de toute initiative d’amélioration en matière de développement durable. Les organisations recourant à un IWMS pour garantir l’exactitude, la mise à jour et le suivi de ces données ont alors une longueur d’avance pour mettre en œuvre les améliorations recherchées.

Pour ne citer qu’un exemple : une centrale de traitement d'air bien entretenue fonctionnera mieux et consommera moins d’énergie qu’une centrale mal entretenue qui peine à atteindre le niveau de performance attendu. Les industriels comme les consommateurs le savent bien. Il est également probable qu’une centrale bien entretenue générera moins de chaleur, émettra moins de sous-produits nocifs, sera moins bruyante et risquera moins de tomber en panne. Autant d’effets positifs que l’on gagne à disposer d’un système de maintenance qui tourne bien, comme le permet un IWMS.

De même, les organisations savent qu’elles peuvent réduire leur impact sur l’environnement en gérant mieux leurs espaces. Conserver un portefeuille immobilier qui réponde à leurs besoins avec un taux d’occupation optimal ne les oblige pas à climatiser et entretenir des salles sous-utilisées. Encore une fois, un IWMS permet d’ajuster au mieux les espaces et le portefeuille en fonction des besoins, grâce à une connaissance précise du taux d’occupation, de l’utilisation des espaces, des options de location, etc... Les processus de planification à long terme, de gestion des déménagements, de réservation d’espaces de courte durée et autres, offrent la possibilité aux organisations de suivre et d’améliorer l’efficacité de leurs portefeuilles immobiliers, et ainsi d’avoir un impact direct sur leur empreinte environnementale.

Pour en revenir au point de départ, voilà des exemples de gouvernance rendue possible par l’utilisation d’un IWMS. Cette solution logicielle permet de gérer efficacement les données, de faire respecter les processus et de maintenir certaines normes de qualité et d’excellence opérationnelle. Elle fournit donc par la même occasion le cadre nécessaire pour établir et mettre en œuvre des projets d’amélioration. Pour certaines organisations, il peut déjà s’avérer suffisamment ambitieux de relier tous les équipements de leurs bâtiments à un programme de maintenance solide qui leur permette de réduire leur impact environnemental. Tandis que d’autres, qui ont déjà franchi cette étape, sont en quête d’une solution de mise à niveau systématique de leur portefeuille de bâtiments et d’équipements vers des normes durables plus élevées.

Quel que soit le stade où se trouve votre organisation en termes de suivi de son impact environnemental, un IWMS peut l’aider à comprendre sa performance actuelle, à se fixer des objectifs d’amélioration et à les atteindre, en collectant des données sur les processus et les performances. Dans des cas comme ceux que je viens d’évoquer, l’initiative peut sembler orientée « efficacité » et « économies de coûts » plutôt qu’« impact environnemental », mais les améliorations ESG en découlent naturellement.

Nous avons tendance à considérer les IWMS comme des systèmes opérationnels plutôt que des systèmes de gouvernance, mais il ne faut pas oublier que ces deux concepts sont intimement liés. Lorsque nous parlons de « résultats quantifiables » - un thème récurrent en matière d’IWMS - nous parlons bien de gouvernance. Si le « G » d’« ESG » est un critère essentiel du recours à un IWMS, il est aussi un formidable moyen d’engager la conversation pour ceux qui cherchent à aligner leurs objectifs organisationnels autour d’initiatives de facility management durables.

Informations sur l'auteur

David Karpook | North American Business Development Director

Expert dans la gestion immobilière et du Facility Management depuis 25 ans, David a été client, fournisseur et a travaillé pour un intégrateur de systèmes. Egalement formateur avec une vue stratégique du marché, il a géré des projets technologiques sur des problématiques workplace à travers le monde. David est président d'OSCRE International, un organisme de normalisation dans l'industrie immobilière. En tant que membre actif de l'IFMA et membre associé depuis l'année 2016, il est président de la communauté Real Estate Advisory & Leadership (REAL) de l'IFMA et membre de la Global Workforce Initiative de la Fondation IFMA.

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